Interview exclusive de Mme Bachet

Le lycée sait accueillir les nouveaux, que celui qui n’est pas d’accord nous jette la première pierre. Et quoi de mieux pour faire connaissance qu’une interview ? Mme Bachet s’est prêtée au jeu !

Mme Bachet, bonjour.

Bonjour !

C’est la première fois que quelqu’un vous demande une interview ?

Eh oui ! J’en suis très honorée.

Vous êtes donc nouvelle au lycée. Après plus de deux mois ici, quelles sont vos impressions ?

Et bien je dois vous dire que je suis très contente d’être au lycée de Tonnerre, malgré, je dois vous l’avouer, une appréhension par rapport à la ville. Je suis agréablement surprise de ce petit lycée qui me plaît beaucoup, avec des élèves très gentils. Je suis très contente. Franchement, c’est un bilan positif après deux mois ici.

Vos collègues vous ont-ils bien accueillie ?

Oui, très bien !

Pas de bizutage ?

Non ! *rire* Ça a été évoqué, mais je n’ai pas la malchance d’être bizutée, donc non pas de bizutage. J’ai été très bien accueillie par les collègues.

Avant d’arriver ici, avez-vous déjà enseigné ? Où ?

Oui, j’ai déjà enseigné dans plusieurs lycées et dans un collège en Côte-d’Or.

Pourriez vous nous expliquer votre parcours, votre formation ?

Depuis, quand ? La primaire ? Non, j’ai passé un BAC L, ensuite j’ai obtenu un Master LLCE (Langues, Littératures et Civilisations Étrangères) Espagnol. Donc j’ai d’abord fait une licence Espagnol, puis ensuite ce qu’on appelle un Master Enseignement Espagnol, qui nous prépare à l’enseignement de l’Espagnol, en collège et en lycée. Après, j’ai passé mon concours, que j’ai obtenu… Et voilà !

J’ai aussi passé un an en Espagne avec Erasmus en troisième année de Fac. Une expérience que je recommande vivement. Si vous avez un jour l’occasion de partir, faites-le.

Quand vous est venue l’envie d’être professeur d’Espagnol ?

J’ai toujours eu envie d’être professeur, depuis que je suis au collège. Depuis que je suis en quatrième, très précisément. Je voulais être professeur d’Histoire-Géo, mais un professeur m’en a dissuadé quand j’étais en seconde car il estimait que mon niveau de mathématiques était trop faible pour aller en première ES, ce qui, selon lui, m’aurait permis d’être prof d’Histoire-Géo. J’ai donc, grâce à une professeur d’Espagnol en seconde, décidé d’être moi-même prof d’Espagnol.

C’est donc cette professeur qui vous a donné l’envie d’être professeur d’Espagnol à votre tour ?

C’est ça, c’est cette professeur qui m’a donné l’envie d’enseigner l’Espagnol. Voilà, depuis ça ne m’a pas quitté.

Y avait-il une matière que vous n’aimiez pas quand vous étiez au lycée ?

Oui, les mathématiques. C’était vraiment la matière dont j’avais horreur. Par chance j’ai fait une filière L dans laquelle les mathématiques sont très minoritaires, heureusement pour moi !

Qu’est-ce qui vous motive le matin quand vous vous levez ?

Euh… *rire* Quand je me lève, pas grand-chose… Non, sans plaisanter. Parfois, j’arrive ici, je suis fatiguée, c’est compliqué. Mais je me dis que si moi je ne suis pas motivée, si je n’ai pas le sourire quand j’arrive, les élèves l’auront pas non plus, donc j’essaye au maximum de transmettre une bonne énergie aux élèves. Ça marche comme ça. Si le professeur lui-même n’a pas envie et ne croit pas à ce qu’il fait, les élèves ne vont pas y croire non plus. Donc, ce qui me motive le matin, c’est de me dire que je vais essayer d’apprendre de nouvelles choses à mes élèves de les intéresser, et c’est ça qui me motive. C’est de me dire que peut-être que grâce à moi, les élèves retiendront une petite chose dans la journée.

Et quel conseil donneriez-vous aux élèves qui ont justement besoin de se motiver ?

Qu’est-ce que je pourrais leur donner comme conseil… ? Ce qu’il faut se dire, c’est que, oui, le lycée ce n’est pas toujours facile, mais c’est aujourd’hui que se décide votre futur. Ça paraît souvent abstrait. Peut-être moins à des lycéens qu’à des collégiens. Mais il faut se dire « si je travaille bien à l’école, c’est pour réussir ma vie plus tard ». Si vous voulez faire quelque chose de précis, les places sont limitées. Même dès le collège il faut se donner les moyens de réussir. Il faut se motiver même si on se dit : « Oui, les cours c’est pas toujours super intéressant, des fois on a envie de dormir ». Ça, je le comprends, j’ai été élève comme vous, mais se motiver pour dire qu’on va faire ce qu’on veut après, c’est important. Pour moi c’est important en tout cas. J’aime me lever le matin et penser « Je fais le métier que j’aime et que j’ai toujours voulu faire », c’est une grande chance, que tout le monde n’a pas.

Un mot sur l’actualité espagnole ?

Vous savez qu’en ce moment, on parle beaucoup d’Ebola en Espagne. Ça frise limite la paranoïa. Mais c’est valable dans le monde entier… Après en Espagne, les Catalans, après le référendum en Écosse, commence à dire de plus en plus qu’eux aussi voudraient bien pouvoir mettre en place un référendum et avoir leur indépendance. Je sais pas si vous savez, mais l’Espagne n’a pas appuyé la démarche des Écossais parce que s’ils le faisaient, ça voulait dire qu’eux aussi devaient appuyer la démarche des Catalans, mais aussi des Basques et des Galiciens. Parce qu’on peut imaginer que si un référendum est mis en place pour la Catalogne, le Pays Basque va vite se réveiller, suivi de la Galice, l’Andalousie, toutes ces autonomies qui ont beaucoup plus de droits que les autres en terme « d’indépendance »… Je me suis un peu perdue mais c’était pour dire que l’indépendance des Catalans, depuis le référendum en Écosse -même si ça a toujours été un thème présent – a pris de l’importance et ça leur a donné beaucoup d’idée.

Lequel de vos collègues aimeriez-vous voir interviewé par la suite ?

Vous pourriez interviewer M. Maugey, vous risquez d’avoir de bonnes blagues ! *rire* Ça c’est pour la blague. J’en ai parlé à Mme Belhadj, qui est professeur d’Anglais, qui m’a dit qu’elle aimerait bien avoir sa petite interview elle aussi. Sinon… non, c’est M. Maugey que j’aurais dit en premier parce que ça pourrait être très drôle !

Quelle question voudriez-vous lui adresser ?

Peut-être qu’il fasse son bilan après plusieurs années au lycée de Tonnerre, parce que ça fait déjà une dizaine d’années qu’il travaille ici, et un bilan sur sa carrière, puisqu’il a une carrière plus longue que la mienne. S’il était là, je dirais beaucoup plus longue pour l’embêter ! Il doit donc avoir un regard différent sur les élèves et sur l’enseignement, que moi je n’ai pas parce que je n’ai pas encore assez de recul dans mon expérience.

Pourrions-nous avoir le mot de la fin en espagnol ?

¡ Bien, os deseo suerte para la vida !

Merci de votre participation !

Mais, je vous en prie, c’est un plaisir. Longue vie au journal !

Interview recueillie par Héloïse Milovanovitch

Que pensez-vous de cette interview ?

Et vous ? Voulez-vous aussi voir M. Maugey interviewé par la suite ? Proposez nous vos questions dans les commentaires ou à l’adresse mail journal.lyceon@gmail.com !

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